dimanche 16 décembre 2018

P'tit goûter conté, le 2 janvier 2019 à 15 h


 
Parmi nos bonnes résolutions pour la nouvelle année : reprendre les "p'tits goûters contés" !!!

"Ils vécurent enfants et firent beaucoup d'heureux" sera le thème de notre prochain goûter.  Vous l'aurez compris : pour bien commencer l'année, seules les histoires qui finissent bien seront autorisées ! 

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits et ouverts à tous les conteurs, hauts comme 3 pommes ou chevronnés.  Ceux qui préfèrent écouter sont également les très bienvenus. 

Nous vous invitons à apporter une petite friandise ou boisson à partager après les contes et les histoires.

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !  N'hésitez pas à partager l'invitation autour de vous.

jeudi 6 juillet 2017

chassé-croisé de l'été !

Pour ceux qui seront tristes d'être déjà rentrés de vacances ...
Pour ceux qui trouveront le temps long avant de partir ...
Pour ceux qui passeront l'été dans notre plat pays ...

Le dimanche 30 juillet, nous organisons une nouvelle balade contée !

Nous commencerons par la découverte de la "valise à histoires" d'Emeline.

Si les cieux nous sont cléments, nous nous promènerons ensuite le long du RAVEL (vélos, poussettes et trottinettes bienvenus).  Nous ne manquerons pas de musarder en chemin, de faire halte pour écouter contes et histoires.  Revenus à bon port, dans la petite cabane enchantée, nous nous régalerons des friandises apportées par chacun...

N'hésitez pas à diffuser l'invitation autour de vous !
Au plaisir de vous retrouver pour ce moment de convivialité et d'imaginaire ...



samedi 28 janvier 2017

Goûter conté, "contons et tricotons !", le 28 janvier 2017 à 16h

"Trois mailles à l'endroit,
Deux verbes à l'envers,
Quatre mots à l'endroit,
Cinq phrases de travers !"

Non, non, rassurez-vous, nous ne transformons pas les p'tits goûters contés en atelier tricot ! 
On raconte qu'un habit tissé d'une étoffe exceptionnelle n'habillait un roi nu qu'aux yeux des gens intelligents, on raconte qu'une chemise en fil d'orties a envoyé un Seigneur cruel au tombeau, on raconte qu'un fuseau ensorcelé a endormi une princesse pour une centaine d'année ... et bien d'autres histoires d'épingles et des pelotes, de coupons et de boîte à boutons !
Venez les écouter, les lire et les conter dans la petite cabane enchantée !

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits et ouverts à tous les conteurs, hauts comme 3 pommes ou chevronnés.  Ceux qui préfèrent écouter sont également les très bienvenus.  Nous vous invitons à apporter une petite friandise ou boisson à partager après les contes et les histoires.

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !

vendredi 11 novembre 2016

Goûter conté, "les bêtises", le 3 décembre 2016, à 16h

"Les bêtises" sera le thème de notre prochain goûter conté. A quelques jours de l'arrivée du grand saint, contons et racontons les bêtises : cela nous évitera peut-être d'en faire !  Ainsi resterons-nous bien sages ...
:-)

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits et ouverts à tous les conteurs, hauts comme 3 pommes ou chevronnés.  Ceux qui préfèrent écouter sont également les très bienvenus.  Nous vous invitons à apporter une petite friandise ou boisson à partager après les contes et les histoires.

L'adresse du jour : 2, rue du Piroy à 1367 Autre-Eglise (entrée dans le jardin, via la petite ruelle à gauche de la maison)

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !

Marie et Sophie


dimanche 2 octobre 2016

Goûter conté, le 8 octobre 2016, à 16h, à la Poustinia (Autre-Eglise)

Bonjour à tous,


Notre ami Marcel s'en est allé ... "trois petits tours et puis s'en vont", il est parti sur la pointe des pieds. 
Gentillesse, malice, modestie et un immense talent : sa présence a illuminé les "p'tits goûters contés" ces trois dernières années.  Parce qu'il les aimait, parce qu'il appréciait la simplicité de raconter des histoires en toute convivialité, nous continuons l'aventure.

"Ainsi font, font, font ..." sera le thème de notre prochain goûter conté.  Marcel aurait fêté ses 78 ans le 10 octobre.  Il n'était pas l'homme des hommages cérémonieux, c'est donc autour des contes et des histoires, des marionnettes ou des chansons que nous vous proposons de lui dédier ce goûter conté.
Nous vous invitons à lui dédier un conte, conter un souvenir ou une anecdote, chanter une chanson (ou, bien sûr, à préparer un spectacle entier de marionnettes, ombres chinoises ou kamishibai animé avec castelet... ;-) )

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits.  Nous vous invitons à apporter une petite friandise à partager après les contes et les histoires.

L'adresse du jour : 2, rue du Piroy à 1367 Autre-Eglise (entrée dans le jardin, via la petite ruelle à gauche de la maison)

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !



samedi 1 octobre 2016

Marcel s'en est allé ...

L'inimaginable s'est produit.  Marcel s'en est allé...

Son immense joie de vivre, son inépuisable enthousiasme, sa curiosité insatiable m'avait fait oublier qu'il nous quitterait un jour.

Comment imaginer que je ne verrai plus ses yeux pétillants de malice, son sourire.  Que je ne verrai plus ses marionnettes prendre vie sous ses doigts.

Il a eu la plus belle mort que nous pouvions lui souhaiter, la tête remplie de projets et de rêves.  La vieillesse l'a épargné, lui qui avait gardé un cœur d'enfant.

Il me laisse le cœur meurtri, mesurant à quel point il avait pris de la place dans ma vie.  Car même "s'il lui avait toujours manqué quelques centimètres", comme il le disait lui-même, c'était un très très grand monsieur, et un très grand artiste.

Sans lui, les veillées de la Poustinia, les ateliers d'écriture, les spectacles chez "Jadis et Naguère" ne seront plus jamais pareils.

Je voudrais écrire tout ce qu'il a représenté pour moi, mais les mots me manquent.  Il est des rencontres qui vous bouleversent l'âme, et celle de Marcel a marqué ma vie à tout jamais.

Quand le chagrin petit-à-petit s'estompera, je garderai le bonheur d'avoir croisé sa route et le souvenir des tous les moments heureux que nous avons partagés. Il était là pour tant de moments importants de ma vie, ces trois dernières années.

Pour découvrir Marcel, et ses marionnettes :
http://www.canalzoom.com/deces-du-marionnettiste-marcel-orban/

Cher Marcel...  Je ne serai sans doute jamais marionnettiste : sans lui, c'est trop difficile, trop compliqué... Mais je promets de toujours raconter des histoires, de toujours semer dans le cœur des enfants un peu de magie et d'imaginaire. Et chaque fois que je verrai briller les yeux des enfants, je saurai qu'il est là.


jeudi 19 novembre 2015

"Le parfum du roi"

Le "Théâtre des grOs nez" revient chez "Jadis et Naguère" ... (à Noduwez)
.... pour un spectacle de marionnettes "le parfum du roi", le 22 novembre 2015, à 15h.

Venez écouter ce conte où le petit devient grand, où le puissant se fait humble et où un juge apprend qu’il est parfois préférable de rester bien assis même devant le roi !

En préambule, Sophie et sa valise à histoires vous emmèneront dans les étoiles, où ours débonnaire, savant prétentieux et noble dame de la nuit sèmeront d'embûches le périple d'une petite princesse bien mal chaussée ...

samedi 31 octobre 2015

"Haut comme trois pommes ...

... mais rusé !" sera le thème de notre prochain goûter conté.

Nous profitons du congé du 11 novembre pour l'organiser, exceptionnement, un mercredi (à 16h, verre de l'amitié vers 17h30).

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits (et le seront toujours).  Nous vous invitons simplement à partager une petite friandise à partager après les contes et les histoires.

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !
Bisous,
Marie et Sophie



samedi 24 octobre 2015

Si vous voulez rendre vos enfants plus intelligents ...

On a un jour demandé à Albert Einstein comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage. « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées. »

Aussi, comme nous nous soucions des neurones de vos petits bouts de chou, nous avons programmé un programme d'enfer pour ce mois de novembre !  P'tit goûter conté, atelier d'écriture et spectacle de marionnettes, il y aura de quoi transformer vos marmots en véritables petits génies !
Nous vous invitons donc, au fil des contes et des histoires, à faire de jolies rencontres, réveiller nos imaginations endormies ou oublier la grisaille automnale près d'un bon feu de bois ou sous les combles d'une bien jolie demeure...

Plus d'informations suivront bientôt...


mardi 20 octobre 2015

Les étoiles amoureuses

Dans l'univers, beaucoup d'étoiles vivent en couple.  Elles sont deux à partager le même centre de gravité autour duquel elles tournent inlassablement.  Mais s'ils existent de vrais couples d'étoiles, il en existe aussi de faux.  Les faux couples d'étoiles ne sont liés que par un effet de perspective : des étoiles qui nous semblent proches depuis la terre peuvent en réalité être séparées par des dizaines d'années lumière.
Qu'ils soient vrais ou faux, ces couples d'étoiles ont donné aux hommes l'envie d'en faire de véritables histoires d'amour : on trouve là-haut l'équivalent des Roméo et Juliette d'ici bas !

Vega et Altaïr sont un couple très célèbre : voici donc l'histoire de la tisseuse et du bouvier, telle qu'on la racontait en Extrême-Orient il y a plus de 3000 ans.

Il fut un temps où le Ciel était habité par un empereur.  Cet Empereur du Ciel avait sept filles qui, réunies autour de leur père, illuminaient le ciel comme des étoiles. La plus jeune d'entre elles était la plus jolie.
On l'appelait « la Tisserande », car son père l’Empereur lui avait donné pour mission de tisser, de ses longues et fines mains, les nuances du temps et de broder les brocards célestes.
À l’aide de délicats pastels, elle brodait l’aube scintillante des rosées du printemps.
Elle colorait d’un pourpre éclatant les soirs d’été sous le soleil couchant.
Elle assemblait les feuilles ocres, jaunes et rouges qui virevoltaient dans les ciels d’automne.
Elle tissait les flocons immaculées des après-midi froids d'hiver;

Mais, tout là-haut dans le ciel, Jik-nyeo s’ennuyait. « Comme c’est lassant de passer ses journées à tisser ! », soupirait-elle.

"J’aimerais bien descendre sur la Terre ! s’exclama-t-elle un jour, alors qu’elle regardait, depuis le ciel, le monde qui s’étalait à ses pieds. — Mais tu sais bien que tu n’as pas le droit ! répondit sa sœur aînée, notre père nous l’a interdit !"

Mais la cadette ne voulut rien entendre et tout doucement, elle se laissa glisser le long du fil d’argent qui, habituellement, lui servait à tisser les saisons du ciel.

Quelques instants plus tard, elle se retrouva sur Terre.

Autour d’elle, elle découvrait avec enivrement l'enivrant parfum des fleurs des cerisiers,  sentit une brise légère caresser ses joues, sentit crisser sous ses pas les brindilles et les fougères.

Elle s’enfonça dans la forêt et se retrouva face à une cascade, au pied d’une petite rivière. Il faisait si chaud dans le bois, et l’eau de la cascade paraissait si fraîche, qu’elle ne put résister :  la jeune fille se déshabilla et plongea dans l’eau bleutée de la rivière.

À quelques pas de là se trouvait un jeune homme chargé de garder des buffles. Les gens de son village l’appelaient "le bouvier" car tous avaient oublié son prénom.  Il faisait chaud, ce jour-là, et le jeune homme était venu près de la rivière pour faire boire ses buffles. Soudain, il s’arrête. Non loin de lui, dans l'eau pure de la cascade, se trouve une magnifique jeune fille.
Tremblant d’émotion, il n’ose pas se montrer. Il se cache derrière un arbre et observe la nageuse.
 — Comment oserais-je approcher cette beauté ? murmure-t-il, intimidé.
— Dérobe-lui ses vêtements ! suggére un des ses buffles, le plus taquin du troupeau
— Je ne sais pas si c’est une bonne idée... Mais le jeune homme, troublé par la déesse, ne semble plus avoir toute sa tête. Il subtilise la robe de la jeune fille et retourne se cacher derrière un arbre.

Lorsque la fille de l'empereur du ciel sort de l’eau, elle ne retrouve pas ses vêtements. À la place où elle avait laissé ses habits, un buffle broutait — Buffle, as-tu vu ma robe ? demanda la Princesse du Ciel.
— C’est mon maître qui a tes vêtements !

Furieuse de l’intrépidité du jeune voleur, la Princesse du Ciel sent la colère l'envahir...  Mais, lorsqu’elle aperçoit le Bouvier, elle s’arrête net, et l’expression de son visage se radoucit. Jamais, parmi toutes les richesses merveilleuses du royaume de son père, elle n’a vu si fier jeune homme, aux traits purs et délicats. En un fragment de secondes, Jik-nyeo comprit qu’auprès de ce jeune homme, plus jamais elle ne s’ennuierait : elle a trouvé enfin la partie d’elle-même qui, jusque-là, avait manqué à son bonheur.

Après cette rencontre, tout fut simple. Les deux amants se marient et s’installent dans une modeste demeure au pied des montagnes.

Mais, depuis le départ de la Princesse du Ciel, il n’y avait plus personne pour tisser les couleurs du temps. Le ciel, désormais, restait perpétuellement immobile dans la pâleur des jours uniformes. Les heures, les mois et les saisons ne venaient plus inventer leurs coloris magiques dans le ciel.

Face à ce ciel désormais vide et incolore, l’Empereur se met en colère.  Il hurle avec fureur, et toute l’étendue du ciel tonne dans un orage d’une violence extrême.
— Qu’on me ramène ma fille à l’instant ! rugit-il

Aussitôt, un des serviteurs du Tout-Puissant se précipite sur la Terre et, sans ménagement, enlève la jeune Jik-nyeo de la douceur de son foyer.

L’Empereur du Ciel n’est pas même ému de revoir sa fille après une si longue absence. Il la fait ligoter à un nuage et lui commande de reprendre le tissage des brocards célestes. Mais plus rien n’est comme avant ; la princesse, d’une tristesse infinie, pleure tant que, sur Terre, il se met à tomber des trombes d’eau semblant annoncer un déluge immense.

De son côté, son amant éperdu est envahi par la même tristesse. Avec courage, il décide un jour de monter jusqu'au ceil.   Aux portes du ciel, il aperçoit l’Empereur tout-puissant.
— Seigneur des cieux, puis-je entrer rejoindre ma femme bien-aimée ? implore-t-il.

L’Empereur, furieux de l’audace de ce simple mortel qui ose demander asile dans son royaume céleste, ne daigne pas même répondre. Il leve le bras et, aussitôt, le ciel s’assombrit et une large et profonde rivière d’étoiles apparut aux pieds du jeune homme. Des milliers et des milliers d’étoiles bleutées jaillissent devant le Bouvier, qui ferme les yeux devant l’éclat de cette Voie lactée.

Désormais, il y avait entre le Bouvier et la Tisserande une barrière d’étoiles infranchissable qui, à jamais, condamne le mortel et la déesse à rester chacun dans leur monde. L’Empereur du Ciel croyait qu’en éloignant sa fille du Bouvier, elle se consacrerait de nouveau à ses tâches célestes. Mais il n’en est rien. Bien au contraire, la tristesse de Jik-nyeo redoubla. Elle pleure encore, et encore... tant et si bien que des torrents de larmes inondent la terre des Hommes.
L’Empereur, d’habitude si intransigeant, comprit soudain que l’amour de sa fille pour le Bouvier est aussi éternel que le firmament. Un matin de juillet, il convoque sa fille : — Jik-nyeo, ma chérie, tu dois continuer de tisser les couleurs des saisons célestes. Mais je sais désormais que l’amour qui t’unit ton mari n’a pas de limites. Je t’autorise donc à le rencontrer une fois par an, le septième jour du septième mois.

Tous les oiseaux du ciel, émus par les pleurs des amoureux, forment aussitot un gigantesque pont au-dessus de la voie lactée. D’un pas fébrile, la princesse emprunte le pont de plumes. De son côté, le Bouvier a déjà couru vers le passage Au milieu du pont, les deux amants se retrouvent. Durant un jour et une nuit, leur amour éternel arrête le temps. Durant un jour et une nuit, serrés dans les bras l’un de l’autre, ils trouvent la force d’être séparés à nouveau avec l’espoir de se retrouver une année plus tard, au septième jour du septième mois.

Si tu veux connaître toi aussi un amour aussi fidèle que celui des deux amants célestes, pense à eux le jour durant la fête des étoiles qui a lieu le septième jour du septième mois selon le calendrier lunaire. Sur une bande de papier, écris ton désir d’amour, comme un secret. Attends la nuit, puis lève les yeux au ciel. Dans la nuit étoilée, tu verras deux étoiles, Vega et Altaïr, briller très haut Peut-être au matin sentiras-tu une légère bruine salée sur ton visage. Ce sont les deux amants qui pleurent de joie de se retrouver enfin.

lundi 12 octobre 2015

Goûter conté "As-tu conté les étoiles ?", le 18 octobre 2015 à 16h

Conteurs, raconteurs, Simples écouteurs d'histoires, "ils" sont de retour !!! 
Qui ? Ceux que vous attendiez tous, bien sûr ... Les "p'tits goûters contés" de la cabane enchantée ! 
Le dimanche 18 octobre 2015, à 16h ... enfilez vos scaphandres et vérifiez les fusées ! Car dans l'étrange obscurité de la nuit, sous la pâle lueur de Dame Lune, nous nous envolerons pour conter... les étoiles. N'oubliez pas, bien sûr, d'apporter vos contes et histoires préférés ! 
Bienvenue à tous,



vendredi 6 mars 2015

Marionnettes !

Longue absence sur ce blog ...  Il faut dire qu'ajouter un déménagement à ma vie de maman et d'ingénieur, cela laisse peu de temps pour l'écriture !
Mais les contes ne me quittent pas...

Découverte d'une nouvelle passion, celle de la construction de marionnettes, sous le regard bienveillant et malicieux de Marcel Orban, et son théâtre des GROs Nez....

Une grand-mère selon la technique du "bas-relief" (celle que je préfère) :



Et un (début de) loup en 3D :

dimanche 21 décembre 2014

Waouh !

Bon, allez, une fois n'est pas coutume...  Alors, là, je m'épate !!! 
Pas trop mon truc, les scies, les perceuses, et tout le tintouin ... mais quand on a des copines comme Matthéou, pas moyen de reculer ...

Elle commence donc à prendre forme, ma valise à histoires ... et je dois dire que je suis (déjà) assez bluffée du résultat !





vendredi 12 septembre 2014

Qu'est-ce que c'est que ça ?




Aucune idée ?
Bon, allez, je vous donne un indice : 



jeudi 11 septembre 2014

Goûters contés, "le retour de la revanche" ...

Vous vous impatientiez ?
Vous trouviez le temps long ?
Vous les espériez ? Les attendiez ?
Vous trouviez que, sans eux, la vie ne valait plus vraiment la peine d'être vécue ...

Bonne nouvelle : "ils" sont de retour !!!!  Qui ça, "ils" ?  Ben, les p'tits goûters contés, pardi !


Le samedi 13 septembre, à 17h ...

Ce sera "une journée extraordinaire !", car nous vous invitons à venir y découvrir, en avant-première, le nouveau spectacle du Théâtre des Gros Nez.  Avec une toute nouvelle technique de Kamishibai animé, inventée par notre marionnettiste préféré !
N'oubliez pas, bien sûr, d'y apporter vos contes et histoires préférés, selon la formule consacrée ...


Le joueur d'échec


Un intrépide guerrier avait volé toute sa vie de combats en ripailles, de victoires illusoires en amères défaites.  Arrivé au soir de sa vie, il se sentit fatigué de ces errances sans fin.

Il alla trouver, au fond d'une forêt, un vieil ermite dont la réputation de bonté et de sagesse était arrivée à ses oreilles.

Dans la hutte de branches où logeait le saint homme, le guerrier conta longuement ses rudes aventures.  Il lui confia qu'il était fatigué des méchancetés des hommes.

- Je vous veux pour maître.  Enseignez-moi le savoir qui illumine votre visage, supplia-t-il.

L'ermite lui conseille de méditer, il lui apprend à maîtriser son souffle et à conduire ses pensées.  Le guerrier remercie le maître, et rentre chez lui.

Une année passe, amère pour l'un, limpide pour l'autre.

Un matin d'été, le guerrier revient se plaindre auprès du saint homme.

- Malgré tous mes efforts, je n'ai fait aucun progrès.  Certes, je sais respirer et méditer, comme vous me l'avez appris.  Mais je suis toujours incapable d'amour.  Et comment pourrais-je aimer les autres et la vie qui m'entoure, si je ne sais pas m'aimer moi-même !

L'ermite, patiemment, lui donne de nouvelles leçons.  Il lui apprend à atteindre le fond paisible de son coeur.
Après 3 jours, le guerrier le quitte, empli d'une nouvelle espérance.  Il s'échine encore une pleine année, observe strictement les conseils de l'ermite, mais ne parvient pas à atteindre la paix de l'âme.  Il se sent plus malheureux qu'il ne l'a jamais été, et se demande si son existence n'est pas pire depuis qu'il a eu la sotte idée d'atteindre la sagesse.

Il retourne donc voir l'ermite, et lui reproche son incompétence.

- Vous n'avez pas su m'apprendre à aimer, je pense que vous êtes un imposteur !

L'autre ne s'offusque point.  Il écoute ses jérémiades avec une attention presque enfantine, puis se lève et va chercher, dans un coin obscure de sa hutte, un jeu d'échecs.
Il propose en souriant :

- Jouons ensemble une partie, mais qu'elle soit définitive et sans pitié.  Celui qui perd la partie devra mourir.  Son vainqueur lui tranchera la tête.  Es-tu d'accord ?

Etonnée, le guerrier regarde son maître, et voyant briller dans ses yeux une lumière de défi :
- d'accord, dit-il.

Ils sortent de la hutte, posent l'échiquier sur une pierre plate à l'ombre d'un grand arbre, s'assoient face à face et penchent leurs fronts plissés sur les pièces de bois.

Et la partie commence.

Le guerrier se trouve bientôt en mauvaise posture.  En six coups, il a déjà perdu 3 pièces importantes, et son roi est dangereusement découvert.  Il prend peur.  Bouleversé par la main de la mort qui sent s'appesantir sur sa nuque, il joue de plus en plus mal.  Après douze coups, il est au bord du gouffre.  Le regard suppliant, il lève les yeux vers son adversaire, et le voit impassible.
Assurément, cet homme n'hésitera pas un instant à exécuter la sentence s'il perdait.

Alors, l'esprit vertigineux, il tente de retrouver son sang-froid.  Il se dit qu'il est bon joueur, d'habitude.  "Je dois me débarrasser de ma peur", se dit-il, "c'est elle qui m'empêche de bien jouer."  Il s'efforça de respirer comme il avait appris, "la seule chose importante, c'est le jeu", se dit-il.

Et il s'absorba dans la contemplation de l'échiquier.  Il vit alors comment sauver son roi.  Il reprit espoir, oublia son effroi.

Après 18 coups, il avait repris confiance.  Après 24 coups, il découvrit une faille dans le jeu de son adversaire.

Il poussa un rugissement de triomphe :
- tu as perdu !

Il tendit vivement la main pour engouffrer sa reine dans la brèche, mais la laissa suspendu au-dessus du jeu.  Il regarda l'ermite.  Celui-ci était aussi impassible qu'à l'instant où sa victoire était proche.

Il se demanda alors : "pourquoi tuerais-je ce brave homme ?  Il aurait pu facilement gagner la partie, quand la peur me tenaillait, et il ne l'a pas fait.  Quelle fauve serais-je si j'abattais mon sabre sur son cou ?".  Il grogna, et poussa de la main un pion inutile.

Alors, l'ermite renversa d'un geste brusque l'échiquier dans l'herbe.

- Il faut vaincre d'abord la peur.  Ensuite peut venir l'amour, dit-il.  As-tu compris à présent ?

Le guerrier, enfin délivré, éclata de rire.  Il savait à présent comment goûter la vie !

Les 7 laits



Cette histoire est arrivée en des temps très anciens, dans un pays de sable brûlé par le soleil.  Y régnait alors  un sultan rempli d'orgueil ...
Ce sultan était marié, et sa jeune femme attendait un bébé.  Le sultan voulait un fils.  Un fils pour lui succéder, un fils fabuleux, un fils à l'image de son père, un fils qui deviendrait un roi craint et respecté.  
Au fil des mois, le ventre de son épouse s'arrondit.  Déjà elle gazouille des mots d'amour en caressant son ventre.  Cela agace le sultan au plus haut point : son fils deviendra une mauviette en écoutant de telles fadaises !
Aussi ordonne-t-il à son épouse de se taire.  Et il convoque les plus grands savant pour donner des leçons de mathématiques et de philosophie politique au ventre de son épouse. 
Quelques semaines plus tard, la sultane met au monde son bébé.  Un fils !  C'est un fils !  Le sultan est fou de joie.  Il décrète que qu'aucune femme au monde, pas même sa mère, n'est digne de nourrir un être aussi exceptionnel !
Son vizir s'étonne :
- Seigneur, quelle nourriture est meilleure pour un petit que le lait de sa mère ?
- Il sera nourri comme nul enfant, jamais, ne l'a été.  Sept laits vont nourrir mon enfant et lui donner les sept vertus qui feront de lui un souverain d'exception. Le lait de tigresse le rendra puissant comme un tigre; le lait de l'éléphante lui donnera l'intelligence et la mémoire de l'éléphant; le lait de la jument le fera beau comme un étalon; le lait de la chamelle lui donnera la sobriété du chameau et le lait de l'ourse la force d'un ours; en buvant le lait de la hase il acquerra la vitesse du lièvre, tandis que le lait de la chatte le rendra adroit comme un chat. Tel sera mon fils, en tous point parfait. 


Et il fut fait ainsi que l'avait décidé le sultan.

On sépara l'enfant de sa mère, qui en mourut de chagrin.
 

Nourri aux sept laits, l'enfant grandit, devint adolescent, puis jeune homme. Approchait pour lui le moment de prendre femme, et son père cherchait de par le monde une princesse digne de devenir l'épouse de son fils.
Or, en ce temps-là, la fille unique d'un roi de Boukara voisin parvint à l'âge où l'on se marie et son père convia à une fête tous les jeunes hommes vaillants et valeureux pour que la belle princesse puisse choisir parmi eux son époux.
En apprenant cela, le sultan dit à son fils :
- Cette fiancée te convient, mon fils ! Elle est noble et belle. Va et ramène-là, car tu vas briller au milieu des autres comme la lune resplendit au milieu des étoiles !
Ne voulant pas rater une miette du triomphe de son fils, le sultan l'accompagna, avec une nombreuse suite.  Ahmad, le fils du vizir l'accompagnait.  Il avait le même âge que lui et lui servait de confident et garde du corps. Pendant quarante jours ce fut la fête. Les festins succédaient aux chasses, les danses aux compétitions, les courses de chevaux aux concours de musique. Dans chaque épreuve, le fils du sultan s'efforçait de surpasser les autres. 
Et à la fin du quarantième jour, la princesse s'adressa à tous les jeunes gens et leur parla :
- Soyez remerciés vous tous, qui êtes venus ici et qui avez rivalisé de force, d'adresse et de courage. Tous, vous êtes digne d'amour, mais un seul a ravi mon coeur.   
Déjà, le fils du sultan, sûr d'être l'élu, s'avançait, le front haut et l'air arrogant.
- Ahmad, fils du vizir, dit la princesse d'une voix douce, tu possèdes déjà mon coeur, acceptes-tu de m'épouser ?
En apprenant cela, le sultan entra dans une violente colère. 
Il demanda raison au roi de Bokhara et le menaça :
- Le choix de ta fille nous insulte ! Non seulement elle a refusé mon fils, mais elle lui a préféré son serviteur. Pareil affront demande réparation, seul le sang peut laver une telle injure !
Le roi était un homme sage. Il dit :
- Je comprends ta colère et ton chagrin de père. Et c'est en père que je vais te parler. Ton fils, hélas, est féroce comme un tigre et lâche comme un lièvre; laid comme un chameau et balourd comme un éléphant, il est stupide comme un ours et perfide comme un chat. D'autre part, il est aussi instable et ombrageux qu'un cheval rétif. Sois honnête et réponds-moi en père : pouvais-je rêver pour ma fille d'un tel prétendant ?
 

Toute colère quitta le coeur du sultan.  Il ne restait plus que le chagrin. Il demanda, plein d'amertume :
- Quel est donc le lait qui a nourri le fils de mon vizir pour le rendre digne de ta fille ?
Le roi de Boukara répondit doucement :
- Le sein de sa maman l'a nourri de lait et d'amour. Et il est devenu un homme.


A ces mots, accablé, le sultan courba la tête.

lundi 25 août 2014

Madame Poule aux Fines Plumes

Aux alentours d'une petite ferme, on loue les talents de professeur de Madame Poule aux Fines Plumes.  Toutes les mamans poules qui ont confié leur poussin à Madame Poule aux Fines Plumes sont ra-vies : leurs poussins sont devenus adorables, respectueux et habiles dans toutes les choses de la vie nécessaires aux gallinacés !

Ces louanges font le tour de la ferme et arrivent aux oreilles de maman Cane.  Celle-ci les répète à ses bonnes amies du bois voisin, Maman Chouette et maman Hirondelle.  Qui s'empresse d'en parler à maman Rossignol.

Toutes ces mères attentionnées décident donc de déléguer l'éducation de leurs chers petits à cette enseignante dévouée, car elles aussi désirent voir leur progéniture devenir cultivée et débrouillarde !

Par un beau matin d'automne, où l'air est doux et le feuillage déjà roux, elles confient leurs petits chéris aux bons soins de Madame Poule aux Fines plumes pour une année entière.  La séparation est difficile, et les larmes coulent de part et d'autre ...  Mais enfin, les mamans s'arrachent des ailes de leurs petits, et se consolent en se disant qu'elles leur offriront ainsi la meilleure des éducations !

Après quelques mois d'hiver passés au chaud dans le poulailler, Madame Poule aux Fines Plumes décide de profiter des premiers jours du printemps pour faire découvrir à ses petits élèves la beauté de la nature.

Les oisillons la suivent docilement, et découvrent, émerveillés, tout ce qui se passe autour d'eux.

En admirant le jeu des nuages dans le ciel bleu, la petite hirondelle s'écrire :
- Madame, regardez !  Moi, je vais voler jusqu'aux nuages !

Mais Madame Poule s'écrie :
- Où as-tu entendu une idée pareille ?  C'est beaucoup trop dangereux, voyons !  Tu pourrais être emporté dans un tourbillon ... ou dans les serres d'un aigle !  Et puis, à quoi cela sert-il de voler ?  A rien du tout !  Oublie donc cette idée stupide !

Un peu plus loin, ils aperçoivent une rivière.
- Madame, demande le petit canard, puis-je plonger dans l'eau ?  C'est si gai de sentir l'eau couler sur son cou !
- Mais !  Qu'est-ce qui vous prend aujourd'hui ?  Nager est très dangereux !  Le courant pourrait t'emporter, et te noyer !  A quoi cela sert-il de nager ?  A rien du tout !  Oublie donc cette idée stupide !

Plus tard dans l'a près-midi, Madame Poule aux Fines Plumes décide de faire une petite pause.  Et voici que le petit rossignol, tout guilleret, se met à chanter à tue-tête de sa voix mélodieuse.
- Oh, là, là, mais on ne chante pas comme cela, devant tout le monde.  Ce n'est pas bien de se faire remarquer !  Je ne veux pas d'un élève qui oublie les règles élémentaires de la politesse, et dérange ceux qui veulent profiter du calme.  Et puis, à quoi cela sert-il de chanter ?  A rien du tout !  Oublie donc cette idée stupide !  Qu'avez-vous donc dans la tête, aujourd'hui !!!!

Trouvant ses élèves particulièrement indisciplinés, aujourd'hui, Madame Poule aux Fines Plumes décide de faire rentrer tout ce petit monde turbulent au calme, dans le poulailler.  La nuit était déjà tombée, lorsque Madame Poule s'écrie :
- Avec toutes vos lubies de cet après-midi, j'ai oublié mon sac de maïs au pied de l'arbre où nous nous sommes arrêtés !  C'est malin !!!
- Ce n'est pas grave, lance la petite chouette.  Je vois tout la nuit, je vais aller le chercher !
- Sortir la nuit !  Mais tu es fou !  La nuit, c'est fait pour dormir !  A quoi servirait de voir la nuit ?  A rien du tout !  Oublie cette idée stupide !

Les oisillons sont de braves petits, et ils aiment beaucoup Madame Poule aux Fines Plumes.  Alors, pour lui faire plaisir, l'hirondelle arrête de voler, le petit canard de nager, le petit rossignol de chanter, la petite chouette dort comme une marmotte toute la nuit.

Au bout de l'an, ils retournent chez leur maman.  Mais la petite hirondelle n'arrive pas à attraper les insectes, elle ne vole que lentement et péniblement.  Le petit canard a peur de l'eau, et regarde tristement ses amis d'ébattre joyeusement autour de lui.  La petite chouette n'ose pas suivre les autres chouettes et hiboux dans leurs escapades, elle seule veille quand tous sont endormis et s'endort lorsque les autres s'éveillent.  Le petit rossignol n'a pas osé chanté devant celle qui faisait battre son coeur.  Et ... elle est partie avec un autre.

Madame Poule aux Fines Plumes est une enseignante sérieuse, et dévouée.  Elle a voulu faire de ses élèves des êtres accomplis, semblables à elle.  Mais elle a oublié une chose : dénicher le talent particulier de chacun de ses élèves.

"Sur la terre, il y a mille chemins
le bon guide est celui qui sait te mettre sur le tien
afin que tu marches joyeusement sur celui qui te convient ..."